L'art du paradoxal, du contradictoire, celui du grand écart, nous autres, humains, en sommes les...Champions.

Ce poème est le miroir d,un moment, de prise de conscience de "la légèreté de... l'être"

Indestructible

 

Te voilà donc, amour, en cette fin du jour !

Toi qu’on croyait promis à de brillants parcours,

Te voilà donc ce soir, les yeux pleins de détresse,

Pour ceux qui t’on connu, dans l’extrême allégresse.

 

Tu en auras vécu, dis l’amour, des misères,

Durant tous ces voyages, en des mers douces-amères.

Je sais que tu rêvais de lendemains vainqueurs,

Et de courses éperdues, pour futiles bonheurs.

 

Tu parlais de silences plus vrais que nos paroles,

Et les parfums du jour étaient pleins de symboles.

Tu rêvais à la nuit, aux corps extasiés,

Il te reste encor l’aube, aux promesses oubliées.

 

Regarde autour de toi, ils se sont fait la belle

Les matins glorieux aux cent mille soleils

                                                                                          Et ces mots écorchés que tu croyais fidèles

Ont fait fuir les espoirs d’un sourire du ciel

 

Tu connais à présent le prix de l’inutile,

Et celui de l’absurde et des dilections viles.

Tu découvres ce soir, l’alcool de la tendresse

Brûlant encor’ des feux d’éternelle jeunesse

 

Tu seras là toujours, malgré tout, malgré toi,

Malgré les jours de pluie, et de neige, et de froid,

Têtu comme un amour,  qui n’attendrait plus rien,

Que la grâce d’aimer, sans regret ni besoin.

 

 

Julien SABBAN