A tous ceux qui se souviennent d'un amour de jeunesse

Colchiques

 

Ô souvenirs exquis, joli temps du bel âge,

Nous en avons connus des soleils, des nuages.

Notre amour a changé, il a pris les couleurs,

D’un indien paréo, qui fait chaud à nos cœurs.

 

Je me souviens toujours, des soleils radieux,

De tes robes légères, assorties à tes yeux,

Tes yeux brillants d’étoiles, promesse de bonheurs,

D’un  Olympe perdu, aux brûlantes saveurs.

 

Je garde encore  en moi, les images torrides,

De nos étés caducs, aux siroccos de feu,

Et des fleurs de cactus, jaillies de terre aride,

Eclats d’un absolu, venus tout droit des cieux.

 

J’entends encore amour, ces musiques érotiques,

Que nous chantait Léo, Moody Blues, à plaisirs,

L’andante d’un saxo aux notes  romantiques,

Et le sol, qui tanguait, au poids  de  nos désirs.

 

Le passé, grâce à toi, prolonge ses merveilles,

Il chante dans nos cœurs, et plait à nos oreilles,

Et sa polyphonie, devient eau de jouvence,

Quand mes yeux, dans tes yeux, vivent sa renaissance.

 

Julien Sabban