Je crois que ce texte n'a besoin d'aucun commentaire

 

La chaleur d’un amour

 

J’ai conservé intacte au fond de ma mémoire

La chaleur d’un amour qui se voulait total

Tel un aède antique, sans aucun auditoire

J’ai clamé au désert ma soif de l’idéal

 

Ma quête d’absolu, le poing que je brandis

M’ont  porté aux extrêmes et aux sens interdits

Si j’ai voulu bâtir mon destin sur mesure

Je n’ai pas vu du temps, venir, la forfaiture

 

Le temps d’aimer, ma mie, se révèle trop court

L’ardeur de nos  vingt ans brûle encore en nos cœurs

Et le bleu d’un été, les soleils, les bonheurs

L’étreinte de la vie, m’interpellent toujours

 

Je sens encore en moi dans l’air chaud du matin

La chaleur du désir que sublime l’espoir

Et des tiédeurs d’amour, aux arômes marins

Amorties maintenant  par la brise du soir

Julien SABBAN