journal d'un fabuliste

Julie ou le vain combat

" Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard" disait Aragon

 Cette fable pour dire la difficulté...d'apprendre

Julie ou le vain combat

 Je l’ai vu  dans tes yeux, pendant que je parlais,

Ce clin d’œil ingénu, et cette invite ardente,

Avec dans ton sourire la promesse évidente,

Qui fait battre mon cœur en rythme extra systoles.

Mais, ce que je vais dire, est sûrement moins drôle,

Tu me demandes, je crois, de t’aimer,

Mais tu devrais savoir, petite folle,

Que je n’ai plus rien à donner.

Il me restait, pourtant, je l’ai cru sur parole,

Mon amour pour ma liberté.

Il m’a fallu, l’hypothéquer..

Alors, d’un coup, J’ai tout bradé, évacué,

Je me suis libéré, sans pudeur, sans un regret,

De toutes mes attaches, et de toutes mes peines.

Si je t’ai bien reçue, belle samaritaine,

Tu veux par ton amour, soigner mon mal de vivre,

Et mettre le mot «  Fin » à ma mélancolie.

Mais Julie,

Des choses de ce monde, tu n’es pas affranchie,

D’un monde fait de rêves et de gentils  voyages,

Tu ne vois pas le paysage.

Tu as probablement,  tout appris dans des livres,

Ta vie est un jardin, plein d’amour et de roses,

 Tu vis en ce moment une métamorphose,

Jolie Julie, tu deviens femme,

Et dans tes yeux rieurs, je vois danser des flammes..

Moi,

Je connais depuis peu, le plaisir ridicule,

De batailles où je capitule.

Il m’arrive  parfois, des angoisses profondes,

Elles me disent  toujours, que je suis seul au monde,

Et que je ne suis plus amoureux.

Oublie-moi, c’est bien mieux !

Tu m’as dit : je sais,  tu es malheureux,

C’est ton dernier combat, et c’est un bel effort,

Tu verras qu’il est bon de maîtriser son sort,

Tu vas réapprendre à aimer,

A sourire à la vie, l’amour peut te sauver !

-Il est trop tard Julie, et j’ai déjà donné,

Car je la connais  bien ta mélodie frivole,

Ces mots que l’on parjure, et serments qui s’envolent,

 Laisse-moi donc, au ciel, crier toute ma rage,

Après, si tu le veux, nous tournerons la page.

  Je me rendrai à tes désirs.

Tu vois, je capitule et…ça me fait plaisir

Julien SABBAN

 

 

 

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La Rose et le Jardinier

Je sais que par ces chaleurs, les roses se  fanent, quelques unes résistent, parce qu'elles...aiment

La Rose et le jardinier 

Une rose était amoureuse,

Amoureuse d’un jardinier.

Depuis la veille épanouie

Elle ouvrait ses yeux éblouis

Sur le monde.

De l’autre côté de la haie elle écoutait

Le pas de Nicolas le jeune jardinier.

On peut considérer la chose très banale

La rose a vocation de jouer les vestales,

Mais l’amour vous savez est enfant de bohème

Et Nicolas le jardinier

Avait plus d’une fleur à qui dire « je t’aime ».

Tandis qu’elle se languissait

Dans son jardin à l’abandon

L’objet secret de sa passion

Allait et venait sans la voir

Promenant ça et là l’eau de son arrosoir

Alors

Lassée d’attendre et d’espérer

Notre rose amoureuse

Se dit, je vais chanter.

Sa mélodie discrète et pourtant capiteuse

Fut un régal pour les abeilles

Hélas le jardinier n’avait guère d’oreille

Et ne fut pas sensible au chant de la sirène

La belle imagina un autre  stratagème

 Son parfum  exhala son amour et ses charmes

Dernier recours et dernière arme

Nicolas attiré par ce grand  chant d’arômes

Regarde par-dessus la haie

Dans le cœur de la rose il plonge son grand nez

-Dommage amie, ton parfum déjà s’évanouit

-Nigaud, lui répond la rose

Tu n’as rien compris à la chose

T’as raté l’heure et le moment

                                                                                                Parfum d’amour ne dure qu’un instant 

Julien SABBAN

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Julie ou le vain combat

Il est  (Hors foot-ball) des défaites  d'où l'on sort...Heureux. c'est ce que tente d'exprimer cette fable

 

Julie ou le vain combat

 Je l’ai vu  dans tes yeux, pendant que je parlais,

Ce clin d’œil ingénu, et cette invite ardente,

Avec dans ton sourire la promesse évidente,

Qui fait battre mon cœur en rythme extra systoles.

Mais, ce que je vais dire, est sûrement moins drôle,

Tu me demandes, je crois, de t’aimer,

Mais tu devrais savoir, petite folle,

Que je n’ai plus rien à donner.

Il me restait, pourtant, je l’ai cru sur parole,

Mon amour pour ma liberté,

Il m’a fallu, l’hypothéquer.

Alors, d’un coup, J’ai tout bradé, évacué,

Je me suis libéré, sans pudeur et sans un regret

De toutes mes attaches, et de toutes mes peines,

Si je t’ai bien reçue, belle samaritaine

Tu veux par ton amour soigner mon mal de vivre

Et mettre le mot «  Fin » à ma mélancolie

Mais Julie,

Des choses de ce monde, tu n’es pas affranchie

D’un monde fait de rêves et de gentils  voyages

Tu ne vois pas le paysage.

Tu as probablement  tout appris dans des livres

Ta vie est un jardin plein d’amour et de roses

 Tu vis en ce moment une métamorphose

Jolie Julie tu deviens femme

Et dans tes yeux rieurs je vois danser des flammes.

Moi

Je connais depuis peu, le plaisir ridicule

De batailles où je capitule.

Il m’arrive  parfois des angoisses profondes

Elles me disent  toujours, que je suis seul au monde,

Et que je ne suis plus amoureux

Oublie-moi, c’est bien mieux !

-Je sais répondit--elle, que tu es malheureux,

C’est ton dernier combat, et c’est un bel effort,

Tu verras qu’il est bon de maîtriser son sort

Laisse-moi t’apprendre à aimer !

A sourire à la vie, l’amour peut te sauver !

-Il est trop tard Julie, et j’ai déjà donné,

Car je la connais  bien ta mélodie frivole,

Ces mots que l’on parjure, et serments qui s’envolent,

 Laisse-moi donc, au ciel, crier toute ma rage,

Après, si tu le veux, nous tournerons la page.

  Je me rendrai à tes désirs.

Tu vois, je capitule et…ça me fait plaisir

Julien SABBAN

 

 

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17 novembre 2018

Egoïste

Vouloir, vivre sa vie, c'est une revendication je dirai, légitime, mais notre vie s'insère dans celle de notre société, de notre pays, de notre famille, rejeter toutes ces "contingences" me paraît un leurre préjudiciable, à moi d'abord mais aussi à toute la "galaxie" de ma vie; Le Solitaire de cette fable, illustre, un peu, ce problème de la liberté individuelle qui peut, si l'on n'en prend pas garde, ressembler à un égoïsme absolut.

 

Egoïste

Richard est un solitaire.

Sans femme ni enfants, ni parents, ni souci,

Et pour le travail, c’est un réfractaire.

Il mène une vie vagabonde,

Et passe tout son temps à parcourir le monde.

 L’hiver, chez nous, aux Mariniers,

Et le reste de l’an, il va par les chemins,

Sans souci de son lendemain.

Il n’est pas vieux Richard, et toujours le sourire,

Souvent même le mot pour rire.

Il m’intrigue beaucoup, cet homme sympathique,

Qui vit de l’air du temps, et des aides publiques.

On ne sait rien de lui,

Je lui ai demandé s’il avait des projets,

Il a ri, un peu cabotin,

-Je n’ai pas de projets, et d’ailleurs je n’ai rien.

Et quand je lui ai dit,

-Si un jour, comme moi, lorsque tu seras vieux,

Il m’a interrompu,  -je suis jeune l’ami,

Le monde est vaste et merveilleux.

Je veux marcher encore, être encore ébloui,

Du spectacle de la nature,

Et des torrents alpins, boire encore  l’eau pure.

Je voudrais seul, prendre le temps,

Des étés, des hivers, de la pluie, des printemps,

Des fleurs, des femmes et des enfants.

Je veux goûter au ciel et aux fruits de la terre.

Tu vois, reste  beaucoup à faire.

                                                                                       Je sais, tu vas penser, encore  un parasite

Mais

J’ai de la société rejeté tous les rites

J’ai pris des coups, c’est vrai, j’en donne maintenant

Etre libre a un prix, et moi,  je me défends.

De l’amour, j’ai connu, les joies, les flétrissures.

Et cette découverte, a fait naître en mon cœur,

Mille questions, sur moi,  sur la vie,  le bonheur,

 Et oui, la vie  est  brève, mon désir sans mesure.

Lorsque l’âge viendra, au soleil des vendanges,

J’aurai,  je crois, mon vieux, remporté mon challenge.

Alors,  je lui ai dit, au voyageur- poète,

Qui veut que sa vie soit une éternelle fête.

-Le chemin que tu prends  c’est celui du touriste

Tu cueilles et tu t’en vas, tout comme un égoïste

Et tout ce que tu vis prend la saveur amère

De tes joies toutes solitaires

Tu crois pouvoir manger, le monde en  liberté

C’est un leurre Richard, tu devras rembourser

Si tu veux recevoir, faut apprendre à  donner

 

Julien SABBAN

 

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20 octobre 2018

La dictature de l'émotion

La dictature de…l’Emotion

 

« Quand le cœur a parlé, il est inconvenant que la raison invoque quelques objections »

Cette remarque de M. Kundera, convient parfaitement à l’espèce de happening sentimental auxquels se livrent les médias, mais aussi, hélas, nos politiques.

Regardez Monsieur  Obama  pleurer devant les caméras, après l’attentat du 13 novembre, regardez Mme Merkel  émue aux larmes, devant le cadavre d’une petite fille sur une plage de  Grèce  voyez  tous ces Chefs d’Etat, unis dans le même frisson, ils ont  communié avec les foules qui font l’Opinion, c’est attendrissant, et c’est, pour eux comme pour nous, dans un grand moment de fraternité humaine, très… émouvant.

Je sais bien que cette unité dans le « sentiment » ou d’ailleurs, « le ressentiment », nous conforte dans notre désir de confraternité voire de co-fraternité, faut dire que, ce faisant,  chacun de nous se trouve…allons … un peu dédouané de sa responsabilité, et merci à cette responsabilité, collective, qui nous épargne ainsi,  bien des cauchemars

Or, cette façon de lire le quotidien de nos vies, nous fait perdre le peu de raison qui nous reste. L’émotion, c’est beau, c’est parfois bon, mais c’est nuisible dans tous les domaines de la vie sociale et politique, parce qu’elle en oblitère, la raison.

Je pense,  bien entendu, aux mesures à prendre contre les attentats, à celles qui concernent les réfugiés, à toutes les lois, règlements et autres directives concernant notre vie…collective et qui sont actuellement, trop souvent, prises, sous l’empire de… l’émotion

L’émotion, nous le savons,  fait parfois suffisamment  de ravages dans la vie « privée » des gens , pour en rajouter dans la vie publique.

Je conçois que le public puisse trouver  un criminel pyromane  gentil, sympathique, bon soldat du feu, mais que les médias sous prétexte « d’informations » en rajoutent et contribuent ainsi à une sorte de laxisme social tout à fait nuisible au bon fonctionnement de la justice, c’est  un laisser- aller moral, très préjudiciable.

 

J’ai lu dans un journal un titre libellé ainsi : «  Six ans de prison fermes pour dix minutes de pulsion » C’est court et fort, on rit,  mais quand l’on sait qu’il s’agit du viol d’une vieille dame, alors, on ne rit plus. Il reste que celui qui n’a lu que le titre, a l’impression d’une justice,…« Macro »,  parce que là aussi on fait appel à l’émotion, dans la disproportion énorme,  (10 minutes d’égarement et… la Punition)

 

Autre façon de minorer, la faute ou le délit d’une personne, c’est dire du délinquant  qu’il s’agit d’un « Jeune Adulte », ainsi, le voilà…moins responsable.

J’ignore l’âge de notre délinquant mais la loi a prévu tout cela, pourquoi alors minorer sa faute par une…émotion. Et que penser alors d’un « vieil adulte » braquant une pharmacie ? Le seul responsable serait donc celui qui n’est ni jeune, ni vieux mais…adulte !!!

On nage dans l’absurde.

Je pourrais multiplier les exemples, que tout un chacun connaît, mais à quoi bon.

Ce que je veux souligner ici,  c’est que,  perdre son  sang froid, son « self control », se laisser, dans tout jugement, guider par l’émotion et reléguer ailleurs, loin, très loin, …la raison, devient très préjudiciable pour toute  la société et les citoyens que nous sommes. Il nous faut tous raison garder !

Il faut aussi, que chacun de nous, prenne conscience de ce hiatus, nous devons tous aider à mettre un terme à cette Dictature de l’Emotion, sous peine de vivre tous, ensemble,  dans un charivari… invivable.

Le Vieil Obs

 

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06 octobre 2018

Indestructibble

L'art du paradoxal, du contradictoire, celui du grand écart, nous autres, humains, en sommes les...Champions.

Ce poème est le miroir d,un moment, de prise de conscience de "la légèreté de... l'être"

Indestructible

 

Te voilà donc, amour, en cette fin du jour !

Toi qu’on croyait promis à de brillants parcours,

Te voilà donc ce soir, les yeux pleins de détresse,

Pour ceux qui t’on connu, dans l’extrême allégresse.

 

Tu en auras vécu, dis l’amour, des misères,

Durant tous ces voyages, en des mers douces-amères.

Je sais que tu rêvais de lendemains vainqueurs,

Et de courses éperdues, pour futiles bonheurs.

 

Tu parlais de silences plus vrais que nos paroles,

Et les parfums du jour étaient pleins de symboles.

Tu rêvais à la nuit, aux corps extasiés,

Il te reste encor l’aube, aux promesses oubliées.

 

Regarde autour de toi, ils se sont fait la belle

Les matins glorieux aux cent mille soleils

                                                                                          Et ces mots écorchés que tu croyais fidèles

Ont fait fuir les espoirs d’un sourire du ciel

 

Tu connais à présent le prix de l’inutile,

Et celui de l’absurde et des dilections viles.

Tu découvres ce soir, l’alcool de la tendresse

Brûlant encor’ des feux d’éternelle jeunesse

 

Tu seras là toujours, malgré tout, malgré toi,

Malgré les jours de pluie, et de neige, et de froid,

Têtu comme un amour,  qui n’attendrait plus rien,

Que la grâce d’aimer, sans regret ni besoin.

 

 

Julien SABBAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 septembre 2018

La louve indocile

Les loups tolèrent mal les solitaires qui refusent la loi de la meute. Il faut lui dit-on " hurler  avec les loups", la Louve de cette fable refuse, son courage peu ordinaire, peut nous faire...réfléchir

La louve indocile

Une meute de loup hurlait dans la nuit brune

Sa hargne de la terre, son angoisse  profonde,

Et le museau pointé, vers l’invisible lune,

Interpellait  le ciel et la nuit moribonde.

Une louve à l’écart, isolée du concert,

Observait au lointain, les lumières des villes,

Indifférente aux cris des meutes versatiles.

-Ce ne sont pas des loups, mais des chiens pathétiques,

Qui implorent des dieux incertains et pervers.

Pense la louve très caustique.

Comme  de vieux enfants, qui regrettent leur mère,

Ils réclament au ciel, leur âge d’or perdu.

Ils marchent  au pas de l’oie, domestique

Vrai… je n’aime pas leur musique.

Le chef de meute a dit à la louve indocile,

-Viens chanter avec nous, ma jolie réfractaire,

Ne joue pas les contestataires

Quand on est solitaire, c’est un jeu dangereux.

-Tu m’invites à chanter, d’une façon débile

Moi, je n’ai jamais su hurler avec les loups,

Lui répond la louve rebelle.

-Tu dois te méfier, la Belle

Des frères de ton clan, faut craindre le courroux,

Et je sais que beaucoup  te traitent d’infidèle,

Ils vont te renier, te chasser du pays,

Et je ne pourrai rien pour toi, ma mie.

Il faut leur ressembler ou alors, t’en aller.

La loi des loups, c’est notre loi.

-Je suis louve et comme eux, je connais l’anxiété,

La peur de vivre, celle d’aimer,

Et j’ai connu la haine, la colère et la faim

Je sais le prix que coûte un seul morceau de pain.

Mais

Je ne demande rien, et je sais vivre seule,

J’en ai trop vu des loups, obéissants et veules,

Qui revendiquent tout, sans rien donner d’eux même,

Aucun mot d’amitié, encor’ moins un « je t’aime ».

J’entends leurs hurlements mais je crois qu’ils sont sourds

Je ne suis pas de leurs, pareils.

Aux  concerts de leurs nuits, je préfère le jour.

Et le chant du soleil

 

Julien SABBAN

 

 

 

 

 

 

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02 septembre 2018

Colchiques

A tous ceux qui se souviennent d'un amour de jeunesse

Colchiques

 

Ô souvenirs exquis, joli temps du bel âge,

Nous en avons connus des soleils, des nuages.

Notre amour a changé, il a pris les couleurs,

D’un indien paréo, qui fait chaud à nos cœurs.

 

Je me souviens toujours, des soleils radieux,

De tes robes légères, assorties à tes yeux,

Tes yeux brillants d’étoiles, promesse de bonheurs,

D’un  Olympe perdu, aux brûlantes saveurs.

 

Je garde encore  en moi, les images torrides,

De nos étés caducs, aux siroccos de feu,

Et des fleurs de cactus, jaillies de terre aride,

Eclats d’un absolu, venus tout droit des cieux.

 

J’entends encore amour, ces musiques érotiques,

Que nous chantait Léo, Moody Blues, à plaisirs,

L’andante d’un saxo aux notes  romantiques,

Et le sol, qui tanguait, au poids  de  nos désirs.

 

Le passé, grâce à toi, prolonge ses merveilles,

Il chante dans nos cœurs, et plait à nos oreilles,

Et sa polyphonie, devient eau de jouvence,

Quand mes yeux, dans tes yeux, vivent sa renaissance.

 

Julien Sabban

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2018

Voyages

Une autre fçon de voyager

Voyages

 

Voici venu amie, le temps des grands voyages

Au gré des mots ailés qui parfument les pages

De nos vertes années.

Ecoute l’Alyzée  qui joue avec nos jours

Et distille en nos cœurs des élixirs  d’amour

Il chante à nos oreilles d’étranges sonatines

Aux notes incongrues, ingénues, libertines.

                                                                                       J’entends ton rire ému fredonner en mon cœur,

                                                                                          Une romance antique d’un Mozart des rues,

L’andante d’un saxo qui se perd dans les nues   

Tandis que le soleil artiste incendiaire

Inonde de ses feux nos pistes vacancières

Et donne des couleurs à nos rêves d’ailleurs.

                                                                                    Et demain mon amour nous irons sur les plages

Avec des poissons d’or faire un nouveau voyage

Julien SABBAN

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21 mai 2018

Il m'arrive parfois

Il m’arrive parfois

Il m’arrive parfois de penser  que notre vie serait  l’otage d’une sorte de Janus  qui tiendrait en ses mains la Clepsydre du Temps et qui, on s’ennuie tellement en Olympie, s’amuserait à brouiller les pistes, la trame de la nuit et du jour,  du  réel et du rêve, du vécu et du virtuel, du naturel et même  du...surnaturel.

En somme,  un Dieu qui jouerait avec le temps de notre vie, assouvissant ainsi une curiosité malsaine jointe à la jubilation maléfique de la manipulation du destin d’un mortel. 

Jeu d’un Prince,  à la fois cruel et passionnant, parce que nous avons là les deux faces d’une même entité, et que chacune d’elle nourrit l’autre de ses...débordements.  Et dire que nous en serions, inconscients…les acteurs !

Or, ce Dieu, impavide, qui d’un côté sourit et de l’autre grimace, il regarde sur la terre, s’agiter ces étranges mortels, dont les joies et les douleurs, les passions et les déchirements, s’inscrivent, du moins -le- croient-ils, dans une vie d’amour de travail et d’espoir.  Une vie, qui, du haut de cet Olympe, n’apparaît en définitive que sous la forme d’un parcours incohérent dans les méandres du temps et le flux implacable des jours. De quoi distraire, les monarques de là-haut.

Une vie de rêves ou une vie…rêvée ?

Je vous laisse juges, car bien sûr, tout cela n’est que fantasme, et tout le monde sait que les Dieux de l’Olympe, depuis longtemps...  sont morts.

Julien SABBAN

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