journal d'un fabuliste

La Rose et le Jardinier

Je sais que par ces chaleurs, les roses se  fanent, quelques unes résistent, parce qu'elles...aiment

La Rose et le jardinier 

Une rose était amoureuse,

Amoureuse d’un jardinier.

Depuis la veille épanouie

Elle ouvrait ses yeux éblouis

Sur le monde.

De l’autre côté de la haie elle écoutait

Le pas de Nicolas le jeune jardinier.

On peut considérer la chose très banale

La rose a vocation de jouer les vestales,

Mais l’amour vous savez est enfant de bohème

Et Nicolas le jardinier

Avait plus d’une fleur à qui dire « je t’aime ».

Tandis qu’elle se languissait

Dans son jardin à l’abandon

L’objet secret de sa passion

Allait et venait sans la voir

Promenant ça et là l’eau de son arrosoir

Alors

Lassée d’attendre et d’espérer

Notre rose amoureuse

Se dit, je vais chanter.

Sa mélodie discrète et pourtant capiteuse

Fut un régal pour les abeilles

Hélas le jardinier n’avait guère d’oreille

Et ne fut pas sensible au chant de la sirène

La belle imagina un autre  stratagème

 Son parfum  exhala son amour et ses charmes

Dernier recours et dernière arme

Nicolas attiré par ce grand  chant d’arômes

Regarde par-dessus la haie

Dans le cœur de la rose il plonge son grand nez

-Dommage amie, ton parfum déjà s’évanouit

-Nigaud, lui répond la rose

Tu n’as rien compris à la chose

T’as raté l’heure et le moment

                                                                                                Parfum d’amour ne dure qu’un instant 

Julien SABBAN

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Julie ou le vain combat

Il est  (Hors foot-ball) des défaites  d'où l'on sort...Heureux. c'est ce que tente d'exprimer cette fable

 

Julie ou le vain combat

 Je l’ai vu  dans tes yeux, pendant que je parlais,

Ce clin d’œil ingénu, et cette invite ardente,

Avec dans ton sourire la promesse évidente,

Qui fait battre mon cœur en rythme extra systoles.

Mais, ce que je vais dire, est sûrement moins drôle,

Tu me demandes, je crois, de t’aimer,

Mais tu devrais savoir, petite folle,

Que je n’ai plus rien à donner.

Il me restait, pourtant, je l’ai cru sur parole,

Mon amour pour ma liberté,

Il m’a fallu, l’hypothéquer.

Alors, d’un coup, J’ai tout bradé, évacué,

Je me suis libéré, sans pudeur et sans un regret

De toutes mes attaches, et de toutes mes peines,

Si je t’ai bien reçue, belle samaritaine

Tu veux par ton amour soigner mon mal de vivre

Et mettre le mot «  Fin » à ma mélancolie

Mais Julie,

Des choses de ce monde, tu n’es pas affranchie

D’un monde fait de rêves et de gentils  voyages

Tu ne vois pas le paysage.

Tu as probablement  tout appris dans des livres

Ta vie est un jardin plein d’amour et de roses

 Tu vis en ce moment une métamorphose

Jolie Julie tu deviens femme

Et dans tes yeux rieurs je vois danser des flammes.

Moi

Je connais depuis peu, le plaisir ridicule

De batailles où je capitule.

Il m’arrive  parfois des angoisses profondes

Elles me disent  toujours, que je suis seul au monde,

Et que je ne suis plus amoureux

Oublie-moi, c’est bien mieux !

-Je sais répondit--elle, que tu es malheureux,

C’est ton dernier combat, et c’est un bel effort,

Tu verras qu’il est bon de maîtriser son sort

Laisse-moi t’apprendre à aimer !

A sourire à la vie, l’amour peut te sauver !

-Il est trop tard Julie, et j’ai déjà donné,

Car je la connais  bien ta mélodie frivole,

Ces mots que l’on parjure, et serments qui s’envolent,

 Laisse-moi donc, au ciel, crier toute ma rage,

Après, si tu le veux, nous tournerons la page.

  Je me rendrai à tes désirs.

Tu vois, je capitule et…ça me fait plaisir

Julien SABBAN

 

 

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23 mai 2018

Voyages

Une autre fçon de voyager

Voyages

 

Voici venu amie, le temps des grands voyages

Au gré des mots ailés qui parfument les pages

De nos vertes années.

Ecoute l’Alyzée  qui joue avec nos jours

Et distille en nos cœurs des élixirs  d’amour

Il chante à nos oreilles d’étranges sonatines

Aux notes incongrues, ingénues, libertines.

                                                                                       J’entends ton rire ému fredonner en mon cœur,

                                                                                          Une romance antique d’un Mozart des rues,

L’andante d’un saxo qui se perd dans les nues   

Tandis que le soleil artiste incendiaire

Inonde de ses feux nos pistes vacancières

Et donne des couleurs à nos rêves d’ailleurs.

                                                                                    Et demain mon amour nous irons sur les plages

Avec des poissons d’or faire un nouveau voyage

Julien SABBAN

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21 mai 2018

Il m'arrive parfois

Il m’arrive parfois

Il m’arrive parfois de penser  que notre vie serait  l’otage d’une sorte de Janus  qui tiendrait en ses mains la Clepsydre du Temps et qui, on s’ennuie tellement en Olympie, s’amuserait à brouiller les pistes, la trame de la nuit et du jour,  du  réel et du rêve, du vécu et du virtuel, du naturel et même  du...surnaturel.

En somme,  un Dieu qui jouerait avec le temps de notre vie, assouvissant ainsi une curiosité malsaine jointe à la jubilation maléfique de la manipulation du destin d’un mortel. 

Jeu d’un Prince,  à la fois cruel et passionnant, parce que nous avons là les deux faces d’une même entité, et que chacune d’elle nourrit l’autre de ses...débordements.  Et dire que nous en serions, inconscients…les acteurs !

Or, ce Dieu, impavide, qui d’un côté sourit et de l’autre grimace, il regarde sur la terre, s’agiter ces étranges mortels, dont les joies et les douleurs, les passions et les déchirements, s’inscrivent, du moins -le- croient-ils, dans une vie d’amour de travail et d’espoir.  Une vie, qui, du haut de cet Olympe, n’apparaît en définitive que sous la forme d’un parcours incohérent dans les méandres du temps et le flux implacable des jours. De quoi distraire, les monarques de là-haut.

Une vie de rêves ou une vie…rêvée ?

Je vous laisse juges, car bien sûr, tout cela n’est que fantasme, et tout le monde sait que les Dieux de l’Olympe, depuis longtemps...  sont morts.

Julien SABBAN

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30 avril 2018

Anatomie d'un verbe

Anatomie d’un verbe

 

Vous avez, sûrement remarqué, combien les mots, trop souvent utilisés, perdent petit à petit, leur sens  original,  pour tomber dans une sorte de « méli-mélo » qui ne veut plus rien dire.

Il en est ainsi, je crois du verbe « aimer »

 J’ai cliqué « j’aime » sur face-book. Je clique très souvent, « J’aime », voire « j’adore ». Et c’est vrai, j’aime les petits chiens, les petits chats,  les étoiles dans le ciel et j’adore les petites recettes instantanées pour un petit dîner du soir, j’aime aussi les petites vidéo de musiques ou autres, alors je clique, je clique, je clique… «J’aime »

 Mais rassurez-vous, je ne suis pas le seul à « aimer », je vous assure, ils sont très nombreux, ils cliquent tous, « j’aime, j’adore » il n’y a pas d’autres superlatifs, il y en aurait, qu’ils seraient vite…épuisés.

Mais n’est-ce pas bien léger et même pire, de clamer, comme ça, au monde, par  des clics,  des « j’aime » à tout va, des « j’aime » sur tout et n’importe quoi, quand je ne partage pas cet « amour » avec un « ami » de la toile.

Et franchement que signifie cette expression  " j'aime" que l'on met à toutes les sauces?

 

Julien SABBAN

 

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03 avril 2018

Voyages

Un ami m'a fait remarquer le nombre incroyable  de jets et d'avions hélices, qui sillonnent le ciel en permanence. Si m'a-t-il dit, pour une raison impérieuse, ils devaient tous rejoindre le tarmac d'origine, ce serait évidemment...impossible. 

J'ai décidé de voyager...autrement

Voyages

 

Voici venu amie, le temps des grands voyages

Au gré des mots ailés qui parfument les pages

De nos vertes années.

Ecoute l’alyzé  qui joue avec nos jours

Et distille en nos cœurs des élixirs  d’amour

Il chante à nos oreilles d’étranges sonatines

Aux notes incongrues, ingénues, libertines

Tandis que le soleil artiste incendiaire

Inonde de ses feux nos pistes vacancières

Et donne des couleurs à nos rêves d’ailleurs.

J’entends ton rire ému fredonner en mon cœur

                                                                                        Une romance antique et d’un Mozart des rues,

L’andante d’un saxo qui se perd dans les nues   

                                                                                    Et demain mon amour nous irons sur les plages

Avec des poissons d’or faire un nouveau voyage

 

Julien SABBAN

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22 mars 2018

COLCHIQUES

Les âges ont leurs saisons, celles des coeurs, celles des fleurs.  Les colchiques fleurissent oui, mais en fin de...l'été.

Colchiques 

Ô souvenirs exquis, joli temps du bel âge,

Nous en avons connus des soleils, des nuages.

Notre amour a changé, il a pris les couleurs,

D’un indien paréo, qui fait chaud à nos cœurs.

 

Je me souviens toujours, des soleils radieux,

De tes robes légères, assorties à tes yeux,

Tes yeux brillants d’étoiles, promesse de bonheurs,

D’un  Olympe éperdu, aux brûlantes saveurs.

 

Je garde encore  en moi, les images torrides,

De nos étés caducs, aux siroccos de feu,

Et des fleurs de cactus, jaillies de terre aride,

Eclats d’un absolu, venus tout droit des cieux.

 

J’entends encore, amour, ces musiques érotiques,

Que nous chantait Léo, Moody Blues, à plaisirs,

L’andante d’un saxo aux notes  romantiques,

Et le sol, qui tanguait, au poids  de  nos désirs.

 

Et l'été, grâce à toi, prolonge ses merveilles,

Il chante dans nos cœurs, et plait à nos oreilles,

Et sa polyphonie, devient eau de jouvence,

Quand mes yeux, dans tes yeux, vivent sa renaissance.

 

Julien Sabban

 

 

 

 

 

 

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05 mars 2018

Un J...Respectueux

On a bien raison de dire  que la presse et les médias sont ...Le Quatrième Pouvoir de notre République. Pour des raisons morales, la chute de cette fable est conforme au message du grand La Fontaine 

Un J… respectueux

Un jeune reporter, sortant de son école,

Ne rêvait que de l’auréole,

Qui le projetterait reporter officiel,

De son journal télévisé,

Et avide, il cherchait, le scoop providentiel..

 La chance étant de son côté,

  Un soir,  dans une disco mal famée, 

Il rencontra le Fait-divers tant espéré.

Allongé sur le sol, l’intéressé,

En frac, fleur à la boutonnière et sourd,

Au vacarme de la sono,

Semblait avoir quitté ce monde.

Ravi, notre reporter vidéo,

 S’adresse au Fait-divers, et de sa voix profonde,

Murmure à son oreille

-Monsieur le Président, c’est vous, quelle merveille!

Et que le diable me confonde,

Vous allez, sur Youtube, devenir immortel

Le Président, ce soir, est mort dans un bordel!

Tu es un fait-divers qui va faire du bruit.

Le Fait-divers s’éveille et lui dit…ébahi

-C’est vous qui criez si fort,

Vous avez, mon ami, une voix de stentor.

Je n’ai pas  bien compris ce que vous m’avez dit,

Mais vous avez raison, je suis le président.

-Et moi, c’est Reporter, Aristide Manant,

Accordez-moi, Monsieur, un petit entretien

-Vous plaisantez, petit, je ne vous dois rien

-Reste  la vidéo, je la porte au journal ?

-Ah, vous avez raison, argument capital.

Mais silence jeune homme, et l'on vous saura gré,

N’apprenez pas à vos dépens…

Qu’il en coûte au petit d’affronter le plus grand

-Vous me voyez, Monsieur, confus et désolé

Je vous ai bien cru trépassé

Avoue, contrit, le débutant.

Bien que pour moi, cet instant n’est pas drôle

 Vous avez monsieur ma parole

J’attends votre interview en retour de ma peine

Et je ferai ce que je dois

Ayant appris d’un certain La Fontaine

Qu’il ne faut pas fâcher un plus puissant que soi

Que pensez-vous qu’il arriva ?

Le Président démissionna.

Julien SABBAN

 

                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 février 2018

Le Cri du Clochard

  Il paraît qu'à Paris on va recencer les SDF, mon "clochard" est de ceux qui  refusent  et qui préfèrent...la Solitude

 

Le cri du clochard

 

Un  soir, sur l’avenue, un clodo aviné,

Le point levé au ciel, insultait Jupiter..

Il insultait aussi tous les dieux de l’Olympe,

Parfaitement indifférents.

Je vous prends à témoins, criait l’iconoclaste,

Ma vie, messieurs les dieux, n’est qu’une longue traine,

Vous avez mis en moi, le désordre et la haine.

Mais, je comprends votre silence,

Il est signe avéré, de votre obsolescence.

Et maintenant, sans vous, je m’en vais vivre, seul.

Emue par ce discours

Une jeune apprentie de l’Armée du Soleil

Lui dit d’une  voix douce et pleine d’indulgence,

-Je comprends mon ami, ta rage et ta colère,

Si  les dieux tout là-haut, n’entendent pas ta voix,

Moi, j’ai entendu ta prière.

Tu n’es plus seul, ami,  notre organisation,

Va prendre soin de toi, et la nuit et le jour,

De ton ancienne vie, oublie donc  les sévices,

Consacre la nouvelle à l’amour.

Il te faudra, bien sûr, rendre légers services,

Car la vie en commun, a quelques  servitudes,

Dont tu as perdu l’habitude.

Le clodo arrêté dans son discours, confus,

Lui répond, presque détendu :

-Je la connais ta ritournelle

Petite, et pour ça, j’ai déjà donné.

Ce n’est pas toi, ma jouvencelle,

Qui me tirera du pavé.

-Il te suffit, insiste-telle,

De faire un tout petit effort,

Tu verras qu’il est bon, de maîtriser son sort..

-Tu te moques de moi, beau soldat à jupette,

Le refrain que tu chantes, je le connais par cœur,

Et j’ai depuis longtemps, renoncé au bonheur.

Laisse-moi donc, au ciel, crier le désarroi,

D’un minable sans foi ni loi,

Le cri de son  humanité.

Si ce soir, en Olympe, les dieux devenus sourds

N’ont pas écouté mon discours,

C’est que le ciel est vide, et qu’ils l’ont déserté.

Moi, je reste sur terre, avec toute ma rage,

Je ne veux pas tourner la page,

Et mon cri, répondra à leur éternité.

Julien SABBAN

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23 janvier 2018

La chaleur d'un amour

Je crois que ce texte n'a besoin d'aucun commentaire

 

La chaleur d’un amour

 

J’ai conservé intacte au fond de ma mémoire

La chaleur d’un amour qui se voulait total

Tel un aède antique, sans aucun auditoire

J’ai clamé au désert ma soif de l’idéal

 

Ma quête d’absolu, le poing que je brandis

M’ont  porté aux extrêmes et aux sens interdits

Si j’ai voulu bâtir mon destin sur mesure

Je n’ai pas vu du temps, venir, la forfaiture

 

Le temps d’aimer, ma mie, se révèle trop court

L’ardeur de nos  vingt ans brûle encore en nos cœurs

Et le bleu d’un été, les soleils, les bonheurs

L’étreinte de la vie, m’interpellent toujours

 

Je sens encore en moi dans l’air chaud du matin

La chaleur du désir que sublime l’espoir

Et des tiédeurs d’amour, aux arômes marins

Amorties maintenant  par la brise du soir

Julien SABBAN 

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