journal d'un fabuliste

05 novembre 2017

Dans le coeur des hommes

 

Pourquoi parler puisque...Tout est dit?    Allez maestro...Musique!

 

 

Dans le cœur des hommes

 

Il y a dans le cœur des hommes*

Une chanson insolente et hardie

Malgré les mauvais temps et les incertitudes

Les jours de peur les jours de nuit

Elle chante sa mélodie

Courageuse et sans lassitude

Et sa musique est si jolie

Qu’un jour ou l’autre on lui sourit

C’est la vie

 

 

Julien SABBAN

 

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18 octobre 2017

Musiques

 

Il y a au long des jours, des moments où la musique accompagne notre...blues. et nous donne cette transe de vie qui la rend  plus belle

 

J’entends aussi souvent des musiques de rêve,

Rythmes et mélodies aux accords différents,

Purs joyaux de folie aux magiques ferments,

Distillant leurs alcools aux odorantes sèves.

 

Julien Sabban

 

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15 septembre 2017

Chagrin d'amour

On a rentré les parasols, on a ouvert les parapluies, on a brûlé les feuilles mortes, on a bu des vins du midi, on a chanté..." reviens veux-tu, ..."

cette fable pour les...inconsolables

Chagrin d’amour

Dans un jardin public assise sur un banc

Une jeune femme pleurait

Un promeneur surpris par tant d’accablement

S’arrête net interloqué

-Allons jolie madame, faut pas pleurer si fort

Des larmes sur votre beau visage

Quelle erreur dans ce paysage

Voyez autour de vous ces oiseux et ces fleurs,

N’est-ce pas un présage  un gage de bonheur?

Et d’un geste galant il lui tend un mouchoir

-Merci  pour ces mots chaleureux

Lui dit la jeune femme  en s’essuyant les yeux

Désolée de vous émouvoir

C’est que je viens de vivre une dure journée

L’homme que j’aime m’a quittée.

-Je comprends votre désarroi

Dit le promeneur très courtois

Pour un si grand chagrin il faut un réconfort

Mettez fin à vos larmes, et puis, virez de bord

Ne puis-je en quelque chose vous être un peu utile

 Un sourire, vos yeux, des paroles futiles,

-Qui êtes vous monsieur pour parler  sans raison,

Si vous n’avez connu la basse trahison,

 Pour comprendre mon infortune ?

Ah, j’en veux à la vie  inutile, importune,

-Tout doux lui répond l’homme avec un beau sourire

La vie est pleine encore de rêves et de délires,

Oubliez donc cette avanie,

Et appelez- moi Bel Ami.

Je suis chercheur d’humanité,

Par amour ou par amitié.

J’enseigne le bien être et du corps et du cœur,

Je suis en quelque sorte artisan de bonheurs.

Accordez-moi un seul baiser,

Je saurai vous déchagriner..

-Bel Ami, charmant orateur,

J’ai déjà goûté au bonheur, 

Un autre m’a  bercé de votre beau discours,

Mais je dois l’avouer, il me touche toujours.

Et je voudrais savoir, étant femme et curieuse,

                                                                                               Ce qu’en moi vous allez chercher,

Par amour de la science et de l’humanité ?

-L’étude étant chose sérieuse,

Il nous faudra Madame un endroit plus propice,

-Hé bien Monsieur Chercheur, trouvez ce lieu complice,

Et vous m’enseignerez d’une façon bohème,

A l’enseigne du troubadour,

Que nous pouvons changer d’amour.

Et qu’il est l’enfant d’un poème

Julien Sabban

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30 août 2017

Le portable

Cette fable  n'a d'autre ambition que de rire (un peu)   de la "Cellulomania"  et d'un certain fétichisme qui donne au portable une couleur...transcendantale

 

 

Le Portable

Dans un jardin public, assise, sur un banc

Les mains, paumes  ouvertes,  offrande au firmament

Une vieille dame priait

Un kangourou passant, touriste et voyageur,

S’assoit à côté d’elle  et tire de sa poche

Un objet incongru et pour tout dire, moche.

Qu’il porte à son oreille l’air très intéressé.

Il s’agit  d’un portable dont notre promeneur

Semble, ma foi,  fort entiché

Il s’exprime à voix  basse et même chuchotée

S’adresse  caressant à quelque personnage

Puissant et respecté.

-Mais à qui parlez-vous, quelle est cette prière

De qui voyez-vous le visage ?

Demande sa voisine intriguée

 J’ai grand  besoin de vos lumières

Car je crois que là-haut, on m’ignore, on m’oublie

-Dites-moi, je vous prie

Quel est le tout puissant qui reçoit vos paroles

Serait-ce une de vos idoles ?

L’australien la regarde  avec un bon sourire

-Nous ignorons madame, des humains, tous les dieux

Pour nous, leurs religions sont sujettes à satires.

Et cet objet n’a rien de religieux.

-Prêtez-moi, s’il vous plaît, cette unique merveille

Que je la porte à mon oreille.

-Vous comprendrez, Madame que je vous la refuse,

Cet engin m’est précieux, je le perds, je suis mort

Il résume ma vie  peut-être aussi mon sort.

-Monsieur le kangourou, vous me voyez confuse

Mais je dois insister

Nous sommes tous les deux enfants de cette terre

Et je vous le demande au nom de Notre mère

-Madame s’il vous plaît, cessez, cette folie

Si vos dieux sont muets c’est par misanthropie

Plutôt que la prière, essayez le yoga

L’Aphone que voilà, vous sera inutile

Il faut pour s’en servir avoir l’âme futile

Vous invoquez les dieux et je parle à ma belle

La chose n’est pas nouvelle

Mais j’ai sur vous un avantage

Je vois sur l’écran son visage

Julien SABBAN

 

 

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19 juillet 2017

La métamorphose

La dictature du beau est devenue telle qu'elle a fait la fortune de toutes les officines mondiales de la chirurgie...plastique, elle fait aussi la fortune des salles de Fitness. Cette culture du beau envahi tous les âges, tous les milieux, et ce qui était autrefois, le plaisir de séduire est devenu maintenant...une injonction. Le héro de cette fable en fait les frais.

 

métamorphose

 

Un jeune homme fringant  mais hélas tout bancroche

Reprochait chaque jour au ciel sa disgrâce 

-Seigneur, s’écriait-il, pourquoi  suis-je si moche,

Regardez cette jambe et observez ma face !

Elise ma promise, une si jolie fille,

M’a dit que j’étais laid, bancal et puis courtaud,

Qu’elle ne voulait plus d’un promis à béquille.

 

Pourtant je sais au fond que je suis  vraiment beau

De cette beauté extatique,

Que  nul n’a jamais contemplée!

Délivre-moi Ô ciel de cet habit charnel,

Qui fait de  mon corps  la réplique,

Du corps de mon vieux  paternel.

 

Il se trouve que Zeus entendit sa supplique

Et derechef le délivra

De sa guenille prison et karma.

 

Devenu pur esprit, radiant de bonheur,

Notre homme s’en fut voir, la chérie de son cœur.

-Ma mie s’écria-t-il, admire je suis beau,

Tout en moi  respire le renouveau.

La flamme qui m’anime, l’auréole sublime,

Je ressemble à un ange  tout droit venu des cimes.

 

Elise reconnaît la voix de son promis.

Si, si ! 

Elle regarde la flamme avec son auréole,

-Cesse de plaisanter, de plus, tu n’es pas drôle

Je crois, dit-elle, Dieu me pardonne,

Que je préfère encore l’homme que tu étais,

Sans couronne ni flamme 

On peut être bancal avoir une belle âme

J’aime autant la réalité

Revient moi je t’en prie sans tout cet équipage

 

Trop tard, dit une voix par delà les nuages

Ton promis est comme il se doit

Beau

Beau et con à la fois

 

                                                                                                              Julien Sabban         

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12 juillet 2017

La tentation de Venise

Il y a des villes magiques, Venise en est une, Il m'arrive parfois d'y faire une halte, par le rêve et par la mémoire, et mes sens surpris, sortis d'un réel ordinaire, s'émeuvent soudanin d'un parfum, d'une couleur, d'une musique, d'un visage, d'une aventure...une autre façon de prendre des vacances..

 

La Tentation de Venise

Il m’arrive parfois, lassé du quotidien,

De rêver à des lendemains.

                                                                                   Quitter mon port d’attache,  et cingler vers Venise,

Il paraît que là-bas, les aubes y sont exquises.

On y respire l’air de musique érotique,

 Portées par des vents chauds qui viennent de l’Afrique

L’on peut y rencontrer les nuits de carnaval,

Les masques délurés de Duchesses en goguette,

Des Bayadères,  enfuies, d’un harem oriental,

Aux nombrils diamantés, qui font tourner les têtes.

On entend, m’a-t-on dit, sous le Pont des Soupirs,

Le râle des amants éperdus de désir.

Tandis qu’au point  jour, venues, d’un couvent proche,

Des voix de nonnes séraphiques

 D’un Ave Maria qui dans l’air, s’effiloche

Remercient la Madone, vierge Raphaélique

 

Mon navire jamais, n’a largué ses amarres,

Il contemple  de  loin, d’exotiques gabarres,

Et souvent dans la nuit,  de rutilants ferrys,

Porteurs de mes fantasmes et ma mélancolie.

Julien SABBAN

 

 

 

 

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27 juin 2017

Mimi et le Labrador

Une chouette amoureuse d'un ...labrador, pourquoi pas? Les "amours baroques" ne sont pas si sulfureuses que l'on croit et cette fable tente de...dédramatiser une situatioon que Jupiter dans sa mansuétude semble avoir...admise

      

                                                                                                        Mimi et le labrador

Une jolie chouette au doux nom de Mimi,

Etait amoureuse d’un labrador,

Le chien, qu’on appelait Alli

Diminutif d’Alligator

Etait d’un appétit digne de son prénom.

Comment faire entendre raison

A une  Chouette amoureuse?

-Tu pousses un peu loin la musique

Lui a fait remarquer le Hibou, son voisin

Très critique

Il est anormal et malsain

Pour un oiseau, d’aimer un chien.

 Mimi colère a répliqué

-Jaloux, tu ne connais rien à l’amour. 

Or, le hibou l’aimait depuis toujours,

Triste, il s’en fut dormir car le jour se levait

C’était l’heure propice où Alli s’éveillait

Mimi dont le sommeil faisait battre les yeux

Frissonnante d’amour, postée devant la niche

Ebouriffant ses plumes, dit à son amoureux

Je t’aime tant mon beau caniche

Joignant le geste à la parole

Elle planta un baiser  sur le museau du fauve

Surpris du naturel de cette  jolie folle

Alli pour la première fois épargna la donzelle

Emu, il rendit le baiser

Tandis que la Mimi rentrait vite chez elle..

A  l’heure vespérale où le ciel devient mauve

Déjà presque endormi de la veille d’un jour,

Alli, la gueule ouverte et   pareille à un four,

Bailla. Il attendait  le baiser de sa belle.

Fidèle au rendez-vous, Mimi récidiva

Mettant le feu au cœur du gentil labrador

Tandis que dans le ciel brillait l’étoile d’or

Il est tard, mon ami, je rentre à la maison

Dit Mimi mettant fin à  leurs effusions

D’un soupir de regret  Alli  mit en déroute

Mimi épouvantée de cet aboi casse-croute

Ah lui, dit-elle, encore tremblante

Je t’aime et tu vois bien comme c’est désastreux

De s’aimer à l’envers, à une heure indécente

Je dois donc  renoncer à ton  amour si drôle

Et si paradoxal que l’on me prend pour folle

On m’avait prévenue, tu n’es pas un bon coup

Je m’en vais de cette aile rejoindre mon hibou

Alligator répond, adoucissant sa voix

De nous deux le plus fou n’est pas celui qu’on croit

Je t’avais dans ma gueule et je n’ai pas osé

La  belle te croquer

 

                                                                                                             Julien SABBAN

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mai 2017

Don Juan

 

 

Le mois de mai est,dit-on, propice aux amours, les "Don Juan", qu'ils soient hommes ou femmes, redoublent d'activité. Le Don Juan de cette fable, court encore à la recherche de... L'Amour

 

Don Juan

Aristide est un Don Juan,

C’est un joli garçon, c’est aussi un charmeur,

C’est un amant.

Il a gardé sur son visage,

La moue de son enfance et des yeux qui voyagent,

Quand on entend sa voix et son rire aguicheur,

On les aime.

Malgré ses fougues ou son coté boudeur

Et ses tenues de faux bohème

On l’aime.

Il sait promettre sans tenir,

Ari vit au présent, il  ignore  l’avenir.

Il est joyeux, affable et drôle,

Toutes les femmes en raffolent.

Lorsqu’il parle à Suzanne, à Laure ou à Lola,

C’est à toutes qu’il parle, et aussi à chacune.

Aristide n’est pas fidèle,

 Mais il sait promettre la lune

A la première qui lui plaît, à la plus belle.

Il consomme l’amour, sans souci des dégâts.

Il sait être galant, très souvent délicat,

Mais dans cette poursuite éperdue du bonheur,

Il délaisse tous ceux qui l’aiment,

Et passe dans leur vie, sans regrets ni problèmes.

C’est un amant auto-stoppeur.

Il a un copain clown et lui a confié,

-Je vais te dire, ami, je suis très amoureux.

-Moi aussi, mais d’une guenon,

Répond le clown qui rit des yeux.

-Tu te moques de moi et tu joues au bouffon ! 

-Amoureux, Aristide, tu l’as toujours été,

Aujourd’hui c’est Janie, et demain c’est Suzon,

Ta maladie Ari, est celle du bourdon,

Tu n’en seras guéri qu’en rencontrant la reine,

Qui mangera tout cru l’ingénu libertin,

Qui se croyait  invulnérable

-Tais-toi donc, Arlequin, , tu me fais de la peine,

Si je suis amoureux, je ne suis pas crétin,

 Je suis même très raisonnable,

 Les années m’ont appris à cerner mes envies,

L’amour, c est un alcool qui distille  la vie,

C’est lui le messager en rêves et délires

J’en veux garder l’ivresse et la nuit et le jour

Je suis amoureux de l’amour

 

Julien SABBAN

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09 mai 2017

La Chaleur...

La vie, l'amour,  la passion, des  valeurs, pour moi,  jamais épuisées...

La chaleur d’un amour 

J’ai conservé intacte au fond de ma mémoire,

La chaleur d’un amour qui se voulait total.

Tel un aède antique, sans aucun auditoire?

J’ai clamé au désert ma soif de l’idéal.

 

Ma quête d’absolu, le poing que je brandis,

M’ont  porté aux extrêmes, et aux sens interdits.

Si j’ai voulu bâtir mon destin sur mesure,

Je n’ai pas vu du temps, venir, la forfaiture.

 

Le temps d’aimer, ma mie, se révèle trop court,

L’ardeur de nos  vingt ans, brûle encore en nos cœurs,

Et le bleu d’un été, les soleils, les bonheurs,

L’étreinte de la vie, m’interpellent toujours.

 

Je sens encore en moi, dans l’air chaud du matin,

La chaleur du désir que sublime l’espoir,

Et des tiédeurs d’amour, aux arômes marins,

Amorties maintenant,  par la brise du soir.

 

Julien SABBAN

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02 mai 2017

La Louve indocile

Il se trouve que même dans une meute, il y a des individus...indociles. La louve de cette fable, refuse de se plier à la loi du...nombre, non point par colère ou révolte, mais par raison et amour des siens.

La louve indocile

 

Une meute de loup hurlait dans la nuit brune

Sa hargne de la terre, son angoisse  profonde,

Et le museau pointé, vers l’invisible lune,

Interpellait  le ciel et la nuit moribonde.

Une louve à l’écart, isolée du concert,

Observait au lointain, les lumières des villes,

Indifférente aux cris des meutes versatiles.

-Ce ne sont pas des loups, mais des chiens pathétiques,

Qui implorent des dieux incertains et pervers.

Se dit la louve très critique.

Comme  de vieux enfants, qui regrettent leur mère,

Ils réclament au ciel, leur âge d’or perdu.

Et… je n’aime pas leur musique.

Le chef de meute a dit à la louve indocile,

-Viens chanter avec nous, ma jolie réfractaire,

On a besoin de ton contre ut.

-Tu m’invites à chanter, d’une façon débile

Moi, je n’ai jamais su hurler avec les loups,

Lui répond la louve rebelle.

-Méfie-toi, mon amie

Des frères de ton clan, faut craindre le courroux,

Et je sais que beaucoup  te traitent d’infidèle,

Ils vont te renier, te chasser du pays,

Et je ne pourrai rien pour toi.

Il faut leur ressembler ou alors, t’en aller.

La loi est dure, mais c’est la loi.

-Je suis louve et comme eux, je connais l’anxiété,

Celle de vivre, aussi celle d’aimer.

Mais,

Je ne demande rien, et je sais vivre seule,

J’en ai trop vu des loups, obéissants et veules,

Qui revendiquent tout, sans rien donner d’eux même,

Aucun mot d’amitié, encor’ moins un « je t’aime ».

Aux  concerts de leurs nuits, je préfère le jour.

Je ne veux plus vivre à l’aveugle,

Je les entends, mais ils sont sourds.

Il faut les réveiller, les loups de notre peuple !

-Tu te trompes, ma mie, les loups, comme les hommes

Ne sont  bons ni mauvais, ils sont ce que nous sommes,

Leur musique ce soir, te semble avilissante,

Mais la peur, la colère sont choses dégradantes

Courage, audace et dignité

Seront demain et sûrement un jour

Leur message d’espoir et d’amour

Et comme de vrais loups

Devenus forts, ils seront doux

Et… nous chanterons sous la lune

 

Julien SABBAN

 

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